Why I Voted No to Gambling

On Sept. 13, 2017, City Council voted to formally establish a Gaming Site at the Rideau-Carleton Raceway. It was the first time in this term of Council that we have dealt with a casino item. I did not vote in favour of this proposal for the reasons below. 

My main issue related to the well-known adverse public health impacts of gambling. We know that today’s vote will result in the installation of  21 new gaming tables at the site, meaning increased revenue both for the operator and the City’s coffers. Yet, the City currently spends zero dollars on gambling addiction or treatment of the over $5 million it currently receives each year in gambling profits. Yet funding for these services was not included as part of the motion to sanction gambling in our city, despite research from our own public health agency indicating that providing more access to gambling has been shown to increase harm. 

In a 2013 report, Ottawa Public Health (OPH) enumerated the many adverse social, economic and health impacts of gambling. At that time, OPH estimated that only roughly 10 per cent of Ottawa adults with severe gambling problems were seeking treatment. More than 40 per cent of those seeking treatment province-wide are either economically vulnerable or have been treated for mental health, emotional, behavioural or psychiatric problems, or both. The impact of gambling addiction on family members and friends is thought to impact the lives of one in six Ontario adults, not to mention affected children.

Based on outreach to over 40 agencies, OPH made some important conclusions about the gap in treatment services, noting that: “there is a need to have tailored education to Ottawa residents to address common myths and raise awareness of the signs and symptoms of problematic behaviour”; “the funding for problem gambling treatment services has not appreciably increased, while the cost of treatment has risen”, and; “the quality and variety of treatment services has eroded over time”.  

Finally, the report “recommends against increasing the availability of gambling in Ottawa, including new casinos or slot machines, as increasing such access and availability has been shown to increase the prevalence of problems with gambling.” 

Based on the report cited, the Ottawa Board of Public Health recommended that City Council spend 6.5 per cent of the gambling proceeds to prevention and treatment for gambling addiction problems. City Council did not approve this  modest (in my view ) recommendation in 2013.  To this day, City spending on gambling prevention and treatment remains at the level of zero. 

In this context of no existing Council commitment to fund gambling addiction prevention and treatment services despite the evidence of a large gap in available services, I could not in good conscience vote yes. If Council is going to formally sanction gambling, surely it should only do so with confidence that there are sufficient supports in place to mitigate the negative social and economic impacts of problem gambling.


Raisons pour lesquelles j’ai voté en défaveur des jeux d’argent

Aujourd’hui, le Conseil municipal a voté en faveur de la création officielle d’un site de jeu à l’hippodrome Rideau-Carleton. Il s’agissait de la première fois au cours du présent mandat du Conseil où nous avions à trancher sur une question relative à un casino. Je n’ai pas voté en faveur de cette proposition pour les raisons que je vous explique ci-dessous.

Ma préoccupation principale concerne les effets négatifs bien connus des jeux d’argent sur la santé publique. Nous savons que le vote d’aujourd’hui entraînera l’installation de 21 nouvelles tables de jeu à l’hippodrome, ce qui signifie une augmentation des recettes pour l’exploitant ainsi que pour les coffres de la Ville. Cependant, la Ville n’investit présentement pas un seul dollar dans les problèmes de dépendance au jeu ou les traitements connexes, mais elle reçoit plus de 5 millions de dollars par année en profits grâce à ces jeux d’argent. De plus, le financement de ces services de traitement n’a pas été inclus dans la motion visant à autoriser les jeux d’argent dans notre ville, et ce, malgré toute la recherche effectuée par notre propre service de santé publique qui révèle qu’accroître l’accès aux établissements de jeu augmente les problèmes personnels.

Dans un rapport publié en 2013, Santé publique Ottawa (SPO) énumérait les nombreuses répercussions négatives des problèmes de jeu sur la santé et sur le plan social et économique. À ce moment-là, SPO estimait qu’environ seulement 10 p. 100 des adultes ottaviens ayant de sérieux problèmes de jeu allaient chercher de l’aide. À l’échelle de la province, plus de 40 p. 100 des personnes qui vont chercher de l’aide sont vulnérables sur le plan économique ou ont reçu des traitements pour des problèmes de santé mentale, de comportement, des problèmes affectifs ou psychiatriques, ou les deux. On estime que les effets de la dépendance au jeu sur les membres de la famille et les amis touchent un adulte sur six en Ontario, sans parler des enfants qui en sont également affectés.

Après avoir consulté plus de 40 organismes, SPO a établi d’importantes conclusions à propos des lacunes dans les services de traitement, notamment qu’il « doit y avoir un enseignement fait sur mesure à l’intention des résidents d’Ottawa afin de démystifier les croyances communes et de sensibiliser la population aux signes et aux symptômes d’un comportement problématique »; que « le financement des services de traitement liés au jeu compulsif n’a pas suffisamment augmenté, tandis que le coût des traitements augmente toujours »; et que « la qualité et la variété des services de traitement se sont appauvries au fil du temps ».

Enfin, selon le rapport, « SPO s’oppose à ce que l’accès au jeu de hasard et la disponibilité des jeux soient augmentés à Ottawa, y compris l’ajout de nouveaux casinos ou de machines à sous, puisqu’il a été prouvé que l’accès au jeu et sa disponibilité augmentent la prévalence des problèmes de dépendance au jeu ».

Conformément au rapport susmentionné, le Conseil de santé d’Ottawa a recommandé au Conseil municipal d’investir 6,5 p. 100 des revenus liés aux jeux d’argent dans la prévention et le traitement des problèmes de dépendance au jeu. Le Conseil municipal n’a pas approuvé cette recommandation (modeste, à mon avis) en 2013. En date d’aujourd’hui, la Ville n’a jamais investi un cent dans des efforts de prévention et de traitement liés aux problèmes de jeu.

En l’absence d’une quelconque forme d’engagement de la part du Conseil visant à financer des services de prévention et de traitement liés aux problèmes de dépendance au jeu, et ce, malgré la preuve qu’il existe une importante lacune dans les services offerts, je n’ai pas pu, en mon âme et conscience, voter en faveur de cette proposition. Si le Conseil décide d’autoriser officiellement les jeux d’argent, il doit le faire seulement s’il est persuadé qu’il existe suffisamment de soutiens en place pour atténuer les répercussions négatives du jeu compulsif sur le plan social et économique.

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